Histoire et Culture - Personnages
Pasquale Paoli

Pascal Paoli (en corse et en italien, Pasquale Paoli) (Morosaglia, 6 avril 1725 - Londres, 5 février 1807) est un homme politique et général corse.La Corse des Révolutions (1729-1754) et la République Corse (1755-1769) fondent une large partie de l'identité Corse d'aujourd'hui. Pascal Paoli est le héros de cette épopée. Héros paradoxal, puisqu'il n'arrive en Corse qu'en 1755, qu'il perd l'ultime bataille face à l'armée royale française, qu'il n'a vécu en Corse que moins de trente ans, pour 15 ans à Naples et en Italie, et 40 ans en Angleterre. Mais sa personnalité et son action intéressent bien au-delà des seuls Corses ou des historiens. Avec un fort attachement à son île natale et à sa culture, Pascal Paoli est une leçon d'humanisme et de démocratie, dont les fondements peuvent se trouver dans son interculturalité, son attachement aux idées des Lumières ainsi qu'à ses relations d'amitiés ou épistolaires tissées à travers toute l'Europe.Ainsi, Pascal Paoli fut à la fois chef d'État de la Corse indépendante, démocrate et patriote, homme des Lumières et Général, Corse et Européen.
Napoleon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (né Napoleone Buonaparte le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse ; mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène) fut général, Premier consul, puis empereur des Français. Il fut un conquérant de l'Europe continentale.Objet dès son vivant d'une légende noire comme d'une légende dorée, il a acquis une notoriété aujourd'hui universelle pour son génie militaire et politique, mais aussi pour son régime autoritaire, et pour ses incessantes campagnes souvent coûteuses, soldées par de graves défaites finales en Espagne, en Russie et à Waterloo, et par sa mort en exil à Sainte-Hélène sous la garde des Anglais.Général de la Révolution française à 24 ans, il accumule les victoires spectaculaires en Italie et pendant la campagne d'Égypte, puis prend le pouvoir par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).Il dirige la France à partir de la fin de l'année 1799 ; il est d'abord Premier consul du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804 puis Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier, du 18 mai 1804 au 11 avril 1814, puis du 20 mars au 22 juin 1815. Il réorganise et réforme durablement l'État et la société. Il porte le territoire français à son extension maximale avec près de 130 départements, transformant Rome, Hambourg ou Amsterdam en chefs-lieux de départements français. Il est aussi président de la République italienne de 1802 à 1805, puis roi d'Italie du 17 mars 1805 au 11 avril 1814, mais encore médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la Confédération du Rhin de 1806 à 1813. Il conquiert et gouverne la majeure partie de l'Europe continentale et place les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Joseph sur celui de Naples puis d'Espagne, Jérôme sur celui de Westphalie, Louis sur celui de Hollande et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il crée aussi un grand-duché de Varsovie, sans oser restaurer formellement l'indépendance polonaise, et soumet à son influence des puissances vaincues telles que la Prusse et l'Autriche.Napoléon tenta de mettre un terme à son profit à la série de guerres que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792. Il conduisit les hommes de la Grande Armée, dont ses fidèles « grognards », du Nil et de l'Andalousie jusqu'à la ville de Moscou. Comme le note l'historien britannique Eric Hobsbawm, aucune armée n'était allée aussi loin depuis les Vikings ou les Mongols. Malgré de nombreuses victoires initiales face aux diverses coalitions montées et financées par la Grande-Bretagne (devenue le Royaume-Uni en 1801), l'épopée impériale prend fin en 1815 avec la défaite de Waterloo.Peu d'hommes ont suscité autant de passions contradictoires que Napoléon Bonaparte. Selon les mots de l'historien Steven Englund : « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »Toute une tradition romantique fait précocement de Napoléon l'archétype du grand homme appelé à bouleverser le monde. Élie Faure, dans son ouvrage Napoléon qui a inspiré Abel Gance, le compare à un prophète des temps modernes. D'autres auteurs tels Victor Hugo font du vaincu de Sainte-Hélène le Prométhée moderne. L'ombre de "Napoléon le Grand" plane sur de nombreux ouvrages de Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi de Dostoïevski, de Tolstoï et de bien d'autres encore.
Sampieru Corsu

Né le 23 mai 1498 à Bastelica et mort le 17 janvier 1567, il est la première figure du nationalisme corse. Il est, avec Pascal Paoli et Napoléon Ier, le plus célèbre des Corses.Après avoir été mercenaire en Italie, il rejoint ensuite les troupes de François 1er et gravit les échelons de la hierarchie militaire et devient le 1er colonel corse de l'armée française.Il acquiert ensuite un titre de noblesse en épousant Vanina D'Ornano lors d'un séjour en Corse. Vers 1553, il participe à l'annexion de la Corse par la France avant d'être rendue aux Génois en 1559, grâce à l'aide de sa femme Vanina, qu'il décide d'étrangler lui-même. Il est assassiné par la famille de sa femme à Suarella en 1567.

